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Parcours Asie orientale

Responsable : Estelle Figon (estelle.figon@ens.fr)

 

Présentation

 

L’École normale supérieure propose un parcours de formation thématique et pluridisciplinaire consacré à l’Asie orientale (Chine, Corée, Japon). Il est placé sous la responsabilité de l’Espace des Cultures et Langues d’Ailleurs et de la direction des Relations Internationales, en collaboration étroite avec les départements d’histoire, de géographie et de sciences sociales. Les étudiants suivant les cours de langue chinoise, japonaise ou coréenne peuvent valider cette spécialité secondaire, intitulée « Parcours Asie orientale », qui associe l’enseignement de l’une de ces trois langues et des cours ou des séminaires de civilisation dispensés à l’ENS ou dans une institution partenaire.

Des stages et séjours à l’étranger viennent compléter cette formation initiale en seconde année. Certains cours sont dispensés à l’ENS, d’autres font l’objet de partenariat avec les établissements de PSL et il est aussi possible de valider des cours suivis dans des institutions partenaires. 

Le Parcours Asie orientale en tant que tel ne nécessite pas une inscription particulière. En revanche il ne faut pas oublier de s’inscrire pour les différents cours proposés.

- Enseignements de langue chinoise, japonaise ou coréenne (36 ECTS obligatoires)

 

Ce module peut être validé en suivant une même langue (3 semestres de chinois ou de japonais ou 6 semestres de coréen) ou en associant deux langues au choix (par exemple, 2 semestres de chinois et 2 semestres de coréen ou de japonais).

Le choix d’une troisième langue ne pourra être effectué qu’en supplément des 18 ECTS validés avec les deux premières langues. Les stages linguistiques mis en place à partir de 2014 pourront aussi être validés dans ce cadre.

 

- Séminaires et cours (18 ECTS obligatoires)

 

Panorama de l’histoire de la Chine, de la Corée et du Japon : cours obligatoire pour tous les élèves du parcours Asie orientale (aucune connaissance linguistique n’est exigée)

Cours d’histoire annuel des trois aires géographiques (cours dispensé à Ulm ; Sem 1 et 2 ; 6 ECTS/S)

Voir le programme dans la rubrique "horaires"

 

Un autre cours ou séminaire au moins, à choisir parmi les cours suivants :

- Atelier de lectures de textes en français ou en anglais sur la Chine contemporaine (organisé par des doctorants chinois et français, avec la tutelle du département de sciences sociales)

Voir le site du département de sciences sociales (http://www.sciences-sociales.ens.fr/La-Chine-contemporaine-l-apport.html)

- Atelier de traduction de textes japonais (animé par Estelle Figon, en collaboration avec les étudiants japonais à Ulm ; sous réserve d’étudiants intéressés)

- Séminaire CHINE S2, 4 ECTS.

Le concours et la pensée : le dispositif d’examens sous le XI siècle en Chine

Responsables : Estelle FIGON, Hengying RONG (SIL 2012 philosophie, doctorante à l’EHESS, Centre d’Études sur la Chine Moderne et Contemporaine)

S’il est difficile d’envisager la philosophie grecque en dehors du contexte politique de la Cité, ou la pensée d’un Machiavel ou d’un Montaigne en dehors de l’histoire florentine ou française du XVIe siècle, il est tout aussi malaisé d’appréhender le renouveau confucéen amorcé sous les Song du Nord (960-1127) en dehors de son contexte politique et institutionnel. Ce renouveau complet de la pensée héritée de Confucius – ou « néo-confucianisme » dans les termes de la sinologie occidentale – a défié en effet le bouddhisme et le taoïsme non seulement sur le plan des idées mais aussi sur le plan politique.

Afin de faire découvrir un confucianisme « en acte » et « en contexte », le séminaire abordera les rapports entre production de pensée et innovation institutionnelle dans le cadre d’une époque, la dynastie des Song, qui a pu être comparée par certains historiens à la Renaissance européenne et qui constitue de fait une sorte d’amorce de la modernité chinoise.

Comme point de départ, nous proposons d’étudier un dispositif précis, celui des examens, en plein essor depuis le début du XIe siècle, et qui se transforme en une institution capable de s’imposer pour mille ans jusqu’à la chute de l’empire. Il s’agit d’un dispositif au croisement des études classiques et de la fonction publique, sujet à de fortes tensions entre la créativité et le conformisme, porteur de promesses pour les candidats mais aussi soumis aux critiques, et ayant remarqué de brillants lauréats qui se verront consacrés parmi les plus grands philosophes/poètes/classicistes de toute l’histoire de la Chine ancienne. Plusieurs spécialistes interviendront sur les aspects et les mutations fondamentaux des examens, ainsi que sur des auteurs de référence, afin de nous initier aux enjeux, institutions, pensées et débats de cette période qui ne manquent pas d’actualité. 

Aucun niveau en chinois n’est requis pour ce séminaire.

Validations sur assiduité et fiche de lecture.

Voir le programme dans la rubrique "horaires"

 

- Tout autre séminaire concernant l’Asie orientale, suivi et validé à l’Inalco, Paris 7, l’EHESS ou l’EPHE.


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