Lien vers l'ENS

Accueil du site > Formations > Formation en traduction littéraire > Calendrier des ateliers et conférences 2017-2018

Calendrier des ateliers et conférences 2017-2018

local/cache-vignettes/L120xH57/logo_ens_PSL8b92-aa4a2.jpg

Conférences et ateliers se dérouleront
le samedi (10h-13h), en salle Aimé Césaire sauf indication contraire
département ECLA, esc. A, 2e étage.

 

Renseignements : helene.boisson@normalesup.org

 

*Séance inaugurale ouverte à tous samedi 21 octobre 2017*

10h-13h

salle Celan

Conférence-débat par Olivier Mannoni

Traducteur, un métier

Quel est aujourd’hui le rôle du traducteur ou de la traductrice littéraire ? Quelle place tient-il dans la vie de l’édition en France ? Quels sont ses moyens de travail, ses contraintes ?

Comment a évolué la traduction au fil des cinquante dernières années ? Quelles sont aujourd’hui les exigences qu’on lui soumet, comment il ou elle y répond-il, avec quel degré d’autonomie ?

Conférence ouverte à tous

Samedi 21 octobre 2017 10h-13h

Salle Celan

45 rue d’Ulm 75005 Paris

 

.........

 

Séance 1 : 21 octobre 2017 Olivier Mannoni  Le métier du traducteur

Voir ci-dessus.

 

Séance 2 : 25 novembre Rosie Pinhas-Delpuech (hébreu) Premières phrases, premières amours

A travers des phrases de début de romans, glanées chez de grands écrivains et dans diverses langues, il s’agira de déceler ensemble ce qui est propre à un écrivain, à une œuvre, et comment on traduit, on réinvente, cette voix unique qui se fait entendre dès le début de la lecture.

Pour ce faire, je demanderai aux étudiants d’apporter eux-mêmes des échantillons de phrases qui les ont marqués, dans les langues qu’ils lisent.

 

Séance 3 : 2 décembre Corinna Gepner La subjectivité du traducteur

Dans l’esprit de beaucoup, le traducteur est "l’homme invisible", celui qui s’efface pour faire vivre un texte qui est l’œuvre d’un autre. Pourtant, c’est bien lui qui donne corps au texte dans une autre langue, qui l’incarne en mobilisant sa réceptivité, sa culture, ses moyens linguistiques. Bref, sa subjectivité. L’atelier sera l’occasion d’explorer plus précisément la nature de cette subjectivité et la façon dont le traducteur peut la travailler pour en faire un instrument littéraire de qualité.

 

Séance 4 : 9 décembre Manuela Dournes Les fondamentaux du droit de l’édition

Dans un contexte mondial dominé par les nouvelles technologies de l’information et de la communication, le droit doit sans cesse s’adapter au changement. Quels sont les enjeux juridiques de ces bouleversements pour l’édition française ? Nous tenterons de répondre à cette question en mettant en perspective les relations contractuelles entre les éditeurs et les auteurs (écrivains, traducteurs, illustrateurs, ayants droit...) avec les règles fondamentales du droit de l’édition (droit d’auteur, liberté de publier, législation économique...).

 

Séance 5 : 16 décembre Jean-Louis Besson La traduction théâtrale : un texte pour les oreilles

Le traducteur de théâtre s’inscrit dans une chaîne qui va de l’auteur du texte écrit à l’acteur qui l’interprète sur une scène et au spectateur qui le reçoit. Son activité s’apparente ainsi à celle du metteur en scène : il invente sans trêve des équivalents possibles, non seulement verbaux, mais aussi physiques, c’est-à-dire inscrits dans la matérialité de la parole. Comment rester proche de la littéralité de l’original sans perdre les enjeux et les nécessités spécifiques à l’écriture théâtrale ? C’est à cette question que nous tenterons d’apporter des éléments de réponse, exemples à l’appui.

 

Séance 6 : 13 janvier Michel Volkovitch Grec moderne

Michel Volkovitch proposera aux élèves de travailler sur le rythme. Vers régulier, vers libre, prose fonctionnent de ce point de vue de la même manière. À travers les traductions de divers courts passages, on effectuera une comparaison entre les rythmes de langues différentes.

 

Séance 7 : 20 janvier André Markowicz (anglais) Sur quelques vers de Shakespeare

Au travers de l’étude d’un bref passage de Shakespeare, André Markowicz s’interrogera, avec les élèves, sur ce que cherche un traducteur face à un texte comme cette pièce que l’on croit connue de tous. Que doit chercher le traducteur, comment travaille-t-il avec le récit, le contexte historique dont il rend compte ? Au-delà des mots, quels éléments stylistique – métrique, rythme, sonorités – vont-ils lui permettre de rendre au mieux, en français, la voix de celui qui est devenu l’incarnation d’une autre langue ?

 

Séance 8 : 27 janvier Véronique Béghain (anglais)

Atelier de comparaison de traductions à partir de textes anglo-américains en prose et en vers.

 

Séance 9 : 10 février Françoise Wuilmart (allemand) Cohérence textuelle et contextualisation.

La contextualisation : A travers l’étude de plusieurs versions françaises d’un même texte allemand, Françoise Wuilmart tentera avec les étudiant-e-s de comprendre comment s’établit la cohésion d’un texte et, partant, de sa traduction : Connecteurs logiques du récit, accentuation du message, champ lexical et sémantique, coloration tonale et voix du texte.

 

Séance 10 : 17 février Patrick Maurus (coréen) Le champ de la traduction

Contrairement à ce que ce titre bourdieusien peut laisser croire, il ne s’agit pas de réflexions sociologiques (par ailleurs passionnantes), mais de travail littéraire et textuel (sociocritique). En prolongement de la question QUI TRADUIT QUOI, on se penchera sur le COMMENT et le POUR QUOI DU COMMENT.

Avec une série de micro-exercices pratiques.

 

Séance 11 : 10 mars Hélène Henry (russe) – Anna Karénine

On travaillera, dans l’atelier, sur une page représentative du roman de Léon Tolstoï Anna Karénine. Une lecture détaillée de son écriture (lexique et syntaxe, prosodie, échos, intonation) devait nous permettre de dégager, en relation avec le système des significations, une ligne de traduction vers le français — à partir de laquelle nous essaierons de formuler les conditions d’une possible retraduction contemporaine d’un classique du "roman russe" déjà traduit et retraduit.

 

Séance 12 :  17 mars Pierre Cavillon : Structures et fonctionnement de l’édition française

L’édition française a connu en l’espace de cinquante ans des bouleversements considérables : encore dominée après-guerre par le schéma de l’entreprise familiale, elle est aujourd’hui détenue par de grands groupes dont ce n’est parfois absolument pas le cœur de métier. Comment s’organise aujourd’hui le paysage éditorial, quelles conséquences cela a-t-il sur le travail des éditeurs et des traducteurs ?

 

Séance 13 : 24 mars Christophe Mileschi (italien) Traduire le vers régulier, traduire le sonnet

Que peut, que doit faire le traducteur lorsqu’il est confronté à un texte en vers réguliers, souvent rimés de surcroît ? Souvent, il doit chercher un difficile équilibre entre le fond et la forme, entre le sens et le chant, entre le message et l’enveloppe - qui, en littérature, est toujours déjà partie du message. Nous nous exercerons tout particulièrement sur une forme de composition poétique régulière bien connue, pratiquée des siècles durant dans de nombreuses traditions littéraires : le sonnet.

 

Séance 14 : 31 mars Manuela Dournes – Aspects juridiques des échanges de droits

Depuis la fin du XIXème siècle, le droit d’auteur occupe une place de choix au niveau international sur la base de traités dont il est l’objet. En pratique, les achats et les cessions de droits de traduction des livres en langue étrangère sont au cœur des échanges internationaux entre éditeurs. Quel est la cadre juridique de ces échanges et quels enseignements en tirer en ce qui concerne les relations entre auteurs, traducteurs et éditeurs ?

 

Séance 15 : 5 mai Marie Vrinat-Nikolov (bulgare) Traduire un autre alphabet

Lorsque l’alphabet (en l’occurrence cyrillique) joue un rôle de premier plan dans la narration d’un texte littéraire, soit que l’auteur joue avec les lettres, soit qu’il ait une fonction particulière dans l’histoire racontée, comment traduire ?

Cette séance sera un petit exercice pratique et ludique, à partir d’une nouvelle et d’un roman écrits par un auteur bulgare, qui montrera qu’à cette question, il n’est de réponse unique. Chaque texte, si on sait l’interroger, suggère la réponse qui lui convient.

*

Renseignements : helene.boisson@normalesup.org


| Plan du site | Suivre la vie du site