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Calendrier des ateliers et conférences 2023-2024



Conférences et ateliers se dérouleront
le samedi (10h-13h), sauf mention contraire en salle Césaire, au Département ECLA, escalier A du 45 rue d’Ulm, 2e étage.

Renseignements, candidature, demande de participation en tant qu’auditrice ou auditeur libre : helene.boisson@ens.psl.eu

 

Les Samedis de la traduction

Programme des ateliers 2023-2024

 

Séance 1 : 14 octobre - Conférence inaugurale d’Olivier Mannoni

Qu’est-ce que la traduction littéraire — et où va-t-elle ? 

*séance tout public, en visioconférence exclusivement (lien Zoom sur demande)*

Profession traductrice, traducteur littéraire : dans la vie de l’édition en France, quelle place pour celles et ceux qui traduisent les livres ? Quels sont leurs moyens de travail, leurs contraintes ? Comment a évolué leur métier au fil des cinquante dernières années ? Quelles sont aujourd’hui les exigences qu’on leur soumet et comment y répondre, avec quel degré d’autonomie ?

 

Séance 2 : 21 octobre - Corinna Gepner (allemand)

Le traducteur est un auteur

Dans l’esprit de beaucoup, le traducteur est « l’homme invisible », celui qui s’efface pour faire vivre un texte qui est l’œuvre d’un ou d’une autre — un auteur, l’auteur. Pourtant, c’est bien lui qui donne corps au texte dans une autre langue, qui l’incarne en mobilisant sa réceptivité, sa culture, ses moyens linguistiques. Bref, sa subjectivité. L’atelier sera l’occasion d’explorer plus précisément la nature de cette subjectivité mise en oeuvre par l’auteur particulier qu’est le traducteur, et la façon dont cette subjectivité peut être travaillée pour devenir un instrument littéraire de qualité.

 

Séance 3 : 18 novembre - Véronique Béghain (anglais)

Traduire, retraduire

À partir de textes anglo-américains en prose et en vers, il s’agira de confronter différentes traductions publiées, à la recherche des partis pris, délibérés ou non, de leurs auteurs successifs.

 

Séance 4 : 25 novembre - Changement de programme : séance de Michel Volkovitch reportée au 2/12 - pas d’atelier le 25/11

 

Séance 5 : 2 décembre - (nouvelle date) Michel Volkovitch (grec moderne, anglais)

Traduire le vers : atelier d’écriture

Michel Volkovitch proposera aux participant.es de travailler sur le rythme. Vers régulier, vers libre, prose fonctionnent de ce point de vue de la même manière. À travers les traductions de divers courts passages, mais aussi quelques exercices du français vers le français, on effectuera une comparaison entre les rythmes de langues différentes.

 

Séance 6 : 9 décembre - Patrick Maurus (chinois, coréen)

Traduire, c’est traduire la littérature

Traduire la littérature, c’est traduire avec une conception de la littérature. Laquelle, et qu’en faire ? L’atelier tentera de répondre à cette question à partir d’exemples tirés de Maupassant comme de textes chinois et coréens anciens et contemporains.

 

Séance 7 : 16 décembre - Rosie Pinhas-Delpuech (hébreu, turc, anglais)

Premières phrases, premières amours

Traductrice, directrice de collection et autrice, Rosie Pinhas-Delpuech cherchera à montrer les liens qui unissent ces activités autour d’un point central : l’amour de l’écriture. « Premières phrases, premières amours » : comment commencent les grandes œuvres ? Qu’est-ce qui nous attire dans ces débuts d’un monde romanesque qui nous ouvre ses portes ? Comment s’ordonnent les phrases et comment un.e traducteur.trice doit-il ou elle les aborder ?

L’atelier pratique se terminera sur une question posée aux participant.es : qu’avez-vous eu un jour envie de traduire, et pourquoi ?

 

Séance 8 : 27 janvier - Pierre Cavillon (Réunion des musées nationaux-Asfored)

L’édition française et ses chiffres

*séance ouverte à tous*

L’édition française a connu en l’espace de cinquante ans des bouleversements considérables : encore dominée après-guerre par le schéma de l’entreprise familiale, elle est aujourd’hui détenue par de grands groupes dont ce n’est parfois absolument pas le cœur de métier. Comment s’organise aujourd’hui le paysage éditorial, quelles conséquences cela a-t-il sur le travail des éditeurs et des traducteurs ?

 

Séance 9 : 10 février - Florence Bury (anglais)

Traduire les littératures de l’imaginaire (SF, fantasy et autres genres)

Au moment de traduire, quelles sont les spécificités des littératures de l’imaginaire, science fiction, fantasy et autres ? Une petite typologie nous permettra de nous y retrouver, puis on s’intéressera aux particularités linguistiques du genre, notamment l’abondance des néologismes ou la signification attachée aux noms de lieux et de personnages. Après quelques brainstormings sur des cas représentatifs, on s’arrêtera sur l’excellente version DeepL de deux extraits, puis sur leurs versions humaines, pour souligner a contrario l’apport du traducteur et l’importance de ses choix.

 

Séance 10 : 2 mars - Marie Vrinat-Nikolov (bulgare)

"Traduire non pas ce que dit le texte, mais ce qu’il fait" (H. Meschonnic) : traduire le rythme et l’imaginaire du texte littéraire

En nous appuyant sur des textes traduits de Guéorgui Gospodinov et de Maria-Kassimova-Moisset, nous nous interrogerons sur la forme qui fait sens (ordre des mots, sonorité, donc le rythme au sens meschonnicien de ce terme) et sur l’imaginaire des lecteurs, de l’auteur, du traducteur. La séance sera menée en deux temps : une partie plus réflexive et une plus concrète de travail sur les textes.

 

Séance 11 : 16 mars - Anne-Laure Caquet (avocate et juriste)

Les fondamentaux du droit de l’édition (1/2)

*séance ouverte à tous*

Le cadre légal du droit d’auteur

Quelles sont les œuvres protégées ?

Quels sont les critères de protection ? Focus sur le texte protégé

Les droits des auteurs

Les droits patrimoniaux et moraux

À qui appartiennent les droits d’auteur ?

Les relations contractuelles entre auteur et éditeur

Comment sont cédés les droits d’auteur ?

Les obligations de l’auteur

Les obligations de l’éditeur

 

Séance 12 : 23 mars - Anne-Laure Caquet (avocate et juriste)

Aspects juridiques des échanges de droits (2/2)

*séance ouverte à tous*

L’environnement juridique de la traduction

La cession des droits de traduction

L’acquisition des droits de traduction

La coédition

Les relations contractuelles entre traducteur et éditeur

Traduire un texte : les prérequis juridiques

Les points clés propres au contrat de traduction

La responsabilité des contenus v/ liberté de publier

La contrefaçon - le plagiat

La diffamation, l’injure

L’atteinte à la vie privée

 

Séance 13 : 6 avril - Jean-Louis Besson (allemand)

La traduction théâtrale, un texte pour les oreilles

Le traducteur de théâtre s’inscrit dans une chaîne qui va de l’auteur du texte écrit à l’acteur qui l’interprète sur une scène et au spectateur qui le reçoit. Son activité s’apparente ainsi à celle du metteur en scène : il invente sans trêve des équivalents possibles, non seulement verbaux, mais aussi physiques, c’est-à-dire inscrits dans la matérialité de la parole. Comment rester proche de la littéralité de l’original sans perdre les enjeux et les nécessités spécifiques à l’écriture théâtrale ? C’est à cette question que nous tenterons d’apporter des éléments de réponse, à partir d’exemples tirés de l’Antigone de Sophocle.

 

Séance 14 : 20 avril - Hélène Henry-Safier (russe)

Traduire Le Docteur Jivago de Pasternak

À l’occasion d’une nouvelle traduction du roman de Boris Pasternak, Le Docteur Jivago (Éditions Gallimard, paru en 2023), on essaiera d’explorer les enjeux d’une retraduction. Le travail s’appuiera sur l’étude d’un passage clé du roman, dont les participants de l’atelier seront invités à analyser le rythme, le lexique, l’intonation, la syntaxe dans une perspective de cohérence. À partir d’une lecture intuitive du texte de la traduction en cours, qui leur sera fournie, ils pourront amorcer, même sans savoir le russe, une éventuelle réflexion critique.

 

Séance 15 : 25 mai - Christophe Mileschi (italien)

Traduire les dialectes

Les dialectes sont encore bien vivants, à l’oral, dans la réalité linguistique italienne. Mais ils ont eu aussi une existence littéraire, parfois longue de plusieurs siècles. Après l’unification, ils tendent à perdre du terrain, voire à disparaître. Mais certains écrivains (et souvent non des moindres : Pasolini, par exemple) leur redonnent leurs lettres de noblesse. Ces dernières décennies, on constate que les dialectes sont bien présents dans la littérature italienne, en poésie, au théâtre, et même dans le roman policier. Quelles solutions peut-on envisager si l’on traduit en français un livre écrit en italien mais présentant des incrustations dialectales ?

 

Séance 16 : 8 juin - Françoise Wuilmart (allemand, néerlandais)

DeepL versus Meschonnic

Après avoir rappelé et développé, et peut-être explicité le concept de souffle chez Henri Meschonnic, nous analyserons la traduction d’un original anglais réalisée par l’intelligence artificielle. Nous y débusquerons les manques spécifiques de ce type de restitution automatique que nous tenterons ensuite de combler grâce à l’intervention « humaine » multiple, qui fait appel aux concepts de contexte, de cohérence, de vécu, et de voix.

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Renseignements, candidature pour l’année 2023-2024 (date limite d’envoi le 2 octobre 2023), demande de participation ponctuelle en tant qu’auditrice/teur libre : helene.boisson@ens.psl.eu

 


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