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Calendrier des ateliers et conférences 2020-2021

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Conférences et ateliers se dérouleront
le samedi (10h-13h), sauf mention contraire en salle des Résistants, 1er étage du 45 rue d’Ulm près de l’escalier A.

La conférence de rentrée est ouverte à tous.

 

La formation est maintenue tout l’année, y compris en période de confinement. Merci de vérifier ci-dessous la modalité de chaque séance.

Renseignements, demande de participation en tant qu’auditrice ou auditeur libre (y compris en visioconférence) : helene.boisson@normalesup.org

 

Programme 2020-2021

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Séance 1 : 21 novembre 2020 - Visioconférence sur Zoom : enregistrement disponible sur demande

Conférence inaugurale d’Olivier Mannoni – Traducteur : sur le métier

Profession traducteur, traductrice littéraire : quelle place pour le traducteur dans la vie de l’édition en France ? Quels sont ses moyens de travail, ses contraintes ? Comment a évolué son métier au fil des cinquante dernières années ? Quelles sont aujourd’hui les exigences qu’on lui soumet et comment y répondre, avec quel degré d’autonomie ?

 

Séance 2 : 28 novembre 2020 Aura lieu en présentiel à l’Asfored-Edinovo (Paris XIIIe arrondissement)

Corinna Gepner (allemand) Le traducteur est un auteur

Dans l’esprit de beaucoup, le traducteur est "l’homme invisible", celui qui s’efface pour faire vivre un texte qui est l’œuvre d’un ou d’une autre — un auteur, l’auteur. Pourtant, c’est bien lui qui donne corps au texte dans une autre langue, qui l’incarne en mobilisant sa réceptivité, sa culture, ses moyens linguistiques. Bref, sa subjectivité. L’atelier sera l’occasion d’explorer plus précisément la nature de cette subjectivité mise en oeuvre par l’auteur particulier qu’est le traducteur, et la façon dont cette subjectivité peut être travaillée pour devenir un instrument littéraire de qualité.

 

Séance 3 : 5 décembre 2020 Visioconférence sur Zoom

Michel Volkovitch (grec moderne, anglais) Traduire le vers : atelier d’écriture

Michel Volkovitch proposera aux élèves de travailler sur le rythme. Vers régulier, vers libre, prose fonctionnent de ce point de vue de la même manière. À travers les traductions de divers courts passages, mais aussi quelques exercices du français vers le français, on effectuera une comparaison entre les rythmes de langues différentes.

 

Séance 4 : 12 décembre 2020 Visioconférence sur Zoom - Ouvert à tous  : enregistrement disponible sur demande

Pierre Cavillon (Réunion des musées nationaux-Asfored) L’édition française et ses chiffres

L’édition française a connu en l’espace de cinquante ans des bouleversements considérables : encore dominée après-guerre par le schéma de l’entreprise familiale, elle est aujourd’hui détenue par de grands groupes dont ce n’est parfois absolument pas le cœur de métier. Comment s’organise aujourd’hui le paysage éditorial, quelles conséquences cela a-t-il sur le travail des éditeurs et des traducteurs ?

En 2021, les séances auront lieu si possible en présentiel à l’ENS, en fonction de la situation sanitaire. Les informations à ce sujet seront mises à jour ici.

Séance 5 : 6 février 2021 Visioconférence sur Zoom

Rosie Pinhas-Delpuech (hébreu, turc, anglais) Antoine Berman, le traducteur à l’ouvrage

Traductrice, directrice de collection et autrice, Rosie Pinhas-Delpuech cherchera à montrer les liens qui unissent ces activités autour d’un point central : l’amour de l’écriture. La première partie de la séance sera consacrée à un questionnement sur l’activité d’Antoine Berman, théoricien mais aussi traducteur. A partir de planches de BD et de passages bibliques, on travaillera ensuite sur un point stylistique commun à ces deux domaines : la recherche de la brièveté.

L’atelier pratique se terminera sur une question posée aux participants : qu’avez-vous eu un jour envie de traduire, et pourquoi ?

 

Séance 6 : 13 février 2021

Hélène Henry-Safier (russe) Traduire le vers Visioconférence sur Zoom

A partir de poèmes russes, la séance sera consacrée à la traduction d’une forme poétique : comment tenir compte des différences de métrique entre deux traditions, des récurrences, des rimes ?

 

Séance 7 : 6 mars 2021 Salle Cavaillès

Patrick Maurus (chinois, coréen) Traduire, c’est traduire la littérature. En classe avec retransmission sur Zoom
Traduire la littérature, c’est traduire avec une conception de la littérature. Laquelle, et qu’en faire ? L’atelier tentera de répondre à cette question à partir d’exemples tirés de Maupassant comme de textes chinois et coréens anciens et contemporains.

 

Séance 8 : 13 mars 2021 Salle des Résistants

Marie Vrinat-Nikolov (bulgare) Coup d’anti-mythes sur la traduction En classe avec retransmission sur Zoom

Entre le traducteur comme passeur, "traduttore traditore", la traduction ancillaire, qui doit s’effacer, l’idée qu’on retraduit de mieux en mieux au fil du temps : que de mythes pèsent sur le traduire ! Un coup d’anti-mythes est nécessaire...

 

Séance 9 : 20 mars 2021 Visioconférence sur Zoom

Manuela Dournes (juriste) Les fondamentaux du droit de l’édition (1/2) ouvert à tous

Dans un contexte mondial dominé par les nouvelles technologies de l’information et de la communication, le droit doit sans cesse s’adapter au changement. Quels sont les enjeux juridiques de ces bouleversements pour l’édition française ? Nous tenterons de répondre à cette question en mettant en perspective les relations contractuelles entre les éditeurs et les auteurs (écrivains, traducteurs, illustrateurs, ayants droit...) avec les règles fondamentales du droit de l’édition (droit d’auteur, liberté de publier, législation économique...).

 

Séance 10 : 27 mars 2021 Visioconférence sur Zoom

Véronique Béghain (anglais) Traduire, retraduire

A partir de textes anglo-américains en prose et en vers, il s’agira de confronter différentes traductions publiées, à la recherche des partis pris, délibérés ou non, de leurs auteurs successifs.

 

Séance 11 : 10 avril 2021 Salle des Résistants, avec retransmission sur Zoom

Manuela Dournes (juriste) Aspects juridiques des échanges de droits (2/2) - ouvert à tous

Depuis la fin du XIXe siècle, le droit d’auteur occupe une place de choix au niveau international sur la base de traités dont il est l’objet. En pratique, les achats et les cessions de droits de traduction des livres en langue étrangère sont au cœur des échanges internationaux entre éditeurs. Quel est le cadre juridique de ces échanges et quels enseignements en tirer en ce qui concerne les relations entre auteurs, traducteurs et éditeurs ?

 

Séance 12 : 15 mai 2021 à distance sur Zoom

14h30-16h30 Pierre Rusch et Ada Ackerman (équipe de recherche THALIM du CNRS)

Sergueï Eisenstein au prisme de la traduction : choc, montage, polyphonie

Le cinéaste Sergueï Eisenstein fut un théoricien et un écrivain prolixe, dont la pensée a fait l’objet de traductions dans le monde entier — dont de nombreuses initiées en France, notamment dans les années 70, alors qu’Eisenstein représentait une figure incontournable pour les intellectuels français de gauche. Paradoxalement, et de manière sans doute unique pour un cinéaste, ces traductions ont davantage dispersé sa pensée qu’elles n’en ont proposé une image cohérente, en raison d’éditions russes elles-mêmes disparates et de politiques et pratiques de traduction aujourd’hui contestables. Après avoir dressé un tableau de la situation des écrits d’Eisenstein disponibles en français, on reviendra sur les spécificités et difficultés que soulèvent l’écriture et la pensée d’Eisenstein, et sur les obstacles qui attendent donc celle ou celui qui s’attèle à leur traduction. On s’attachera alors à un cas concret de traduction, celui des écrits d’Eisenstein rassemblés en 2019 dans le catalogue de l’exposition sur le cinéaste qui s’est tenue au Centre Pompidou-Metz, L’Œil extatique. Sergueï Eisenstein à la croisée des arts, organisée par Ada Ackerman, spécialiste du réalisateur. Ces écrits ont été traduits par Pierre Rusch, dont le travail de traducteur se concentre habituellement sur l’allemand, et qui évoquera durant cette séance ce que l’exercice de la traduction du russe induit pour lui comme effets, mais aussi comme écarts, dans sa pratique de traducteur. Ce sera plus largement pour lui l’occasion de revenir sur les différents paradoxes qui caractérisent l’activité et la place du traducteur, une place en redéfinition permanente et à l’équilibre précaire.

 

Séance 13 : 22 mai 2021 Salle des Résistants, avec retransmission sur Zoom

Jean-Louis Besson (allemand) La traduction théâtrale, un texte pour les oreilles

Le traducteur de théâtre s’inscrit dans une chaîne qui va de l’auteur du texte écrit à l’acteur qui l’interprète sur une scène et au spectateur qui le reçoit. Son activité s’apparente ainsi à celle du metteur en scène : il invente sans trêve des équivalents possibles, non seulement verbaux, mais aussi physiques, c’est-à-dire inscrits dans la matérialité de la parole. Comment rester proche de la littéralité de l’original sans perdre les enjeux et les nécessités spécifiques à l’écriture théâtrale ? C’est à cette question que nous tenterons d’apporter des éléments de réponse, à partir d’exemples tirés de l’Antigone de Sophocle.

 

Séance 14 : 29 mai 2021 Salle des Résistants, avec retransmission sur Zoom

Françoise Wuilmart (allemand) Cohérence textuelle et contextualisation

A travers l’étude de plusieurs versions françaises d’un même texte allemand, Françoise Wuilmart tentera avec les étudiant.e.s de comprendre comment s’établit la cohérence textuelle. Les trois traductions seront ensuite comparées et analysées dans la perspective de leur contextualisation et de l’influence des « épistémés » respectives. Il s’agira de déterminer quelle est la meilleure… et pourquoi !

 

Séance 15 : 5 juin 2021 Salle des Résistants, avec retransmission sur Zoom

Christophe Mileschi (italien) Comment traduire les dialectes ?

 

Séance 16 : 12 juin 2021 Salle Celan, avec retransmission sur Zoom

Florence Bury (anglais) Traduire les littératures de l’imaginaire (SF, fantasy et autres genres)

Au moment de traduire, quelles sont les spécificités des littératures de l’imaginaire, science fiction, fantasy et autres ? Une petite typologie nous permettra de nous y retrouver, puis on s’intéressera aux particularités linguistiques du genre, notamment l’abondance des néologismes ou la signification attachée aux noms de lieux et de personnages. Après quelques brainstormings sur des cas représentatifs, on s’arrêtera sur l’excellente version DeepL de deux extraits, puis sur leurs versions humaines, pour souligner a contrario l’apport du traducteur et l’importance de ses choix.


 

Séance 17 : 19 juin 14h30-16h30 Visioconférence sur Zoom

Laetitia Zecchini (langues de l’Inde, traductrice et chercheuse de l’équipe THALIM) Traduction, bricolage, braconnage

Cette séance sera consacrée à la poésie indienne contemporaine et à sa traduction (de l’anglais principalement). Je reviendrai d’abord sur mon propre parcours et ce qui m’a poussée à traduire certains poètes indiens contemporains, notamment sur la ‘rencontre’ avec l’œuvre de Kolatkar (si, comme j’en fais l’expérience, on traduit par amour, on traduit aussi pour partager l’éblouissement de la lecture) et, si j’ai le temps, avec la poétesse Karthika Naïr. J’évoquerai ensuite le contexte spécifique de l’Inde, où la traduction culturelle et linguistique est, pour ainsi dire, la norme, et où tous les écrivains écrivent à partir d’un « creuset multilingue » : nombreux sont-ils ainsi à écrire en plusieurs langues, à être traducteurs, et nombreux sont-ils à avoir réfléchi à la traduction, dont je soulignerai aussi la portée politique en Inde. C’est donc avec eux (notamment avec la formidable méditation fragmentaire « Making Love to a Poem », sur les questions de bilinguisme, de traduction/trahison/(il)légitimité/(im)propriété, etc.) que j’aimerais réfléchir à la traduction avec vous !  Enfin je m’attarderai particulièrement sur Kolatkar, écrivain bilingue anglais-marathi, sur le recueil Kala Ghoda, Poèmes de Bombay (Poésie/Gallimard, 2013), et sur quelques poèmes/traductions de ce recueil. Notamment sur 1e poème « To a Crow », qui est à la fois un poème réaliste et un poème méta-poétique (sur la fabrication du poème, et peut-être aussi la "fabrication" d’un texte traduit). Si je voudrais consacrer un peu de temps à ce poème précis, c’est aussi parce que de tous les poèmes du recueil, c’est celui-ci qui a été le plus difficile à traduire, et que je reste très insatisfaite de la traduction. Nous évoquerons ensemble les « problèmes » que ce texte pose et puisque la traduction est aussi l’art de la variation ou de la résurrection infinie, peut-être réussirons-nous à trouver ensemble d’autres versions possibles (et plus satisfaisantes) ? 

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Renseignements, candidature (jusqu’au 30/10/2020), demande de participation en tant qu’auditrice/teur libre : helene.boisson@normalesup.org

 


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