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Calendrier des ateliers et conférences 2019-2020

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Conférences et ateliers se dérouleront
le samedi (10h-13h), en salle Aimé Césaire sauf indication contraire
département ECLA, esc. A, 2e étage.

Renseignements, demande de participation en tant qu’auditrice ou auditeur libre : helene.boisson@normalesup.org

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Séance 1 : 12 octobre 2019 Conférence inaugurale d’Olivier Mannoni – Traducteur : sur le métier (salle Beckett)

Profession traducteur, traductrice littéraire : quelle est aujourd’hui sa place dans la vie de l’édition en France ? Quels sont ses moyens de travail, ses contraintes ? Comment a évolué la traduction au fil des cinquante dernières années ? Quelles sont aujourd’hui les exigences qu’on lui soumet et comment y répondre, avec quel degré d’autonomie ?

 

Séance 2 : 19 octobre 2019 Rosie Pinhas-Delpuech (hébreu, turc, anglais) Traduire, une écriture

Traductrice, directrice de collection et autrice, Rosie Pinhas-Delpuech cherchera à montrer les liens qui unissent ces activités autour d’un point central : l’amoiur de l’écriture.

Le point de départ de l’atelier pratique sera une question posée aux participants : qu’avez-vous eu un jour envie de traduire, et pourquoi ?

 

Séance 3 : 9 novembre Hélène Henry-Safier (russe)

Sur l’exemple d’un bref récit de l’humoriste Mikhaïl Zochtchenko (1894-1958), on abordera avec la traductrice quelques stratégies et tactiques de la traduction (visée, équivalence, calque, invention verbale, etc.) – et on réfléchira sur le plaisir de traduire.
 

Séance 4 : 16 novembre Michel Volkovitch (grec moderne, anglais) Traduire le vers : atelier d’écriture

Michel Volkovitch proposera aux élèves de travailler sur le rythme. Vers régulier, vers libre, prose fonctionnent de ce point de vue de la même manière. À travers les traductions de divers courts passages, mais aussi quelques exercices du français vers le français, on effectuera une comparaison entre les rythmes de langues différentes.

 

Séance 5 : 23 novembre Corinna Gepner (allemand) Le traducteur est un auteur

Dans l’esprit de beaucoup, le traducteur est "l’homme invisible", celui qui s’efface pour faire vivre un texte qui est l’œuvre d’un ou d’une autre — un auteur, l’auteur. Pourtant, c’est bien lui qui donne corps au texte dans une autre langue, qui l’incarne en mobilisant sa réceptivité, sa culture, ses moyens linguistiques. Bref, sa subjectivité. L’atelier sera l’occasion d’explorer plus précisément la nature de cette subjectivité mise en oeuvre par l’auteur particulier qu’est le traducteur, et la façon dont cette subjectivité peut être travaillée pour devenir un instrument littéraire de qualité.

 

Séance 6 : 30 novembre Pierre Cavillon (Réunion des musées nationaux-Asfored) L’édition française et ses chiffres

L’édition française a connu en l’espace de cinquante ans des bouleversements considérables : encore dominée après-guerre par le schéma de l’entreprise familiale, elle est aujourd’hui détenue par de grands groupes dont ce n’est parfois absolument pas le cœur de métier. Comment s’organise aujourd’hui le paysage éditorial, quelles conséquences cela a-t-il sur le travail des éditeurs et des traducteurs ?

 

Séance 7 : 7 décembre Patrick Maurus (chinois, coréen)

 

Séance 8 : 8 février Véronique Béghain (anglais) Traduire, retraduire

Atelier de comparaison de traductions à partir de textes anglo-américains en prose et en vers, à la recherche des partis pris, délibérés ou non, de leurs traducteurs successifs.

 

Séance 9 : 29 février Jean-Louis Besson (allemand) La traduction théâtrale, un texte pour les oreilles

Le traducteur de théâtre s’inscrit dans une chaîne qui va de l’auteur du texte écrit à l’acteur qui l’interprète sur une scène et au spectateur qui le reçoit. Son activité s’apparente ainsi à celle du metteur en scène : il invente sans trêve des équivalents possibles, non seulement verbaux, mais aussi physiques, c’est-à-dire inscrits dans la matérialité de la parole. Comment rester proche de la littéralité de l’original sans perdre les enjeux et les nécessités spécifiques à l’écriture théâtrale ? C’est à cette question que nous tenterons d’apporter des éléments de réponse, exemples à l’appui.

 

Séance 10 : 7 mars Manuela Dournes (juriste) Les fondamentaux du droit de l’édition (1/2)

Dans un contexte mondial dominé par les nouvelles technologies de l’information et de la communication, le droit doit sans cesse s’adapter au changement. Quels sont les enjeux juridiques de ces bouleversements pour l’édition française ? Nous tenterons de répondre à cette question en mettant en perspective les relations contractuelles entre les éditeurs et les auteurs (écrivains, traducteurs, illustrateurs, ayants droit...) avec les règles fondamentales du droit de l’édition (droit d’auteur, liberté de publier, législation économique...).

 

Séance 11 : 14 mars Christophe Mileschi (italien) Comment traduire le sonnet ?

 

Séance 12 : 21 mars Marie Vrinat-Nikolov (bulgare) Coup d’anti-mythes sur la traduction

Entre le traducteur comme passeur, "traduttore traditore", la traduction ancillaire, qui doit s’effacer, l’idée qu’on retraduit de mieux en mieux : que de mythes pèsent sur le traduire ! Un coup d’anti-mythes est nécessaire...

 

Séance 13 : 28 mars Manuela Dournes (juriste) Aspects juridiques des échanges de droits (2/2)

Depuis la fin du XIXe siècle, le droit d’auteur occupe une place de choix au niveau international sur la base de traités dont il est l’objet. En pratique, les achats et les cessions de droits de traduction des livres en langue étrangère sont au cœur des échanges internationaux entre éditeurs. Quel est le cadre juridique de ces échanges et quels enseignements en tirer en ce qui concerne les relations entre auteurs, traducteurs et éditeurs ?

 

Séance 14 : 25 avril Françoise Wuilmart (allemand) Cohérence textuelle et contextualisation

A travers l’étude de plusieurs versions françaises d’un même texte allemand, Françoise Wuilmart tentera avec les étudiant.e.s de comprendre comment s’établit la cohésion d’un texte et, partant, de sa traduction : connecteurs logiques du récit, accentuation du message, champ lexical et sémantique, coloration tonale et voix du texte.

 

Séance 15 : 16 mai Séance spéciale Actualité de la recherche en traduction, en partenariat avec le CNRS-THALIM : journée complète

10h-13h Laetitia Zecchini (langues de l’Inde, chercheuse de l’équipe THALIM) Traduction, bricolage, braconnage

14h-17h Membres de l’équipe de recherche THALIM du CNRS : perspectives de recherche actuelle en traduction

 

Séance 16 : 23 mai André Markowicz (russe, anglais) Sur quelques vers de Shakespeare

Au travers de l’étude d’un bref passage de Shakespeare, André Markowicz s’interrogera, avec les élèves, sur ce que cherche un traducteur face à un texte comme une pièce que l’on croit connue de tous. Comment travaille-t-il avec le récit, le contexte historique dont il rend compte ? Au-delà des mots, quels éléments – stylistique, métrique, rythme, sonorités – vont lui permettre de rendre au mieux, en français, la voix de celui qui est devenu l’incarnation même d’une autre langue ?

 

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Renseignements, demande de participation en tant qu’auditrice ou auditeur libre : helene.boisson@normalesup.org

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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