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Calendrier des ateliers et conférences 2018-2019

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Conférences et ateliers se dérouleront
le samedi (10h-13h), en salle Aimé Césaire sauf indication contraire
département ECLA, esc. A, 2e étage.

Renseignements : helene.boisson@normalesup.org

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Séance 1 : 10 novembre 2018 Conférence inaugurale d’Olivier Mannoni – Traducteur : sur le métier

Quel est aujourd’hui le rôle du traducteur ou de la traductrice littéraire ? Quelle place est la sienne dans la vie de l’édition en France ? Quels sont ses moyens de travail, ses contraintes ? Comment a évolué la traduction au fil des cinquante dernières années ? Quelles sont aujourd’hui les exigences qu’on lui soumet et comment y répondre, avec quel degré d’autonomie ?

Séance 2 : 1er décembre Marie Vrinat-Nikolov (bulgare) Coup d’anti-mythes sur la traduction

Entre le traducteur comme passeur, "traduttore traditore", la traduction ancillaire, qui doit s’effacer, l’idée qu’on retraduit de mieux en mieux : que de mythes pèsent sur le traduire ! Un coup d’anti-mythes est nécessaire...

Séance 3 : 8 décembre Corinna Gepner (allemand) Le traducteur est un auteur

Dans l’esprit de beaucoup, le traducteur est "l’homme invisible", celui qui s’efface pour faire vivre un texte qui est l’œuvre d’un autre — un auteur, l’auteur. Pourtant, c’est bien lui qui donne corps au texte dans une autre langue, qui l’incarne en mobilisant sa réceptivité, sa culture, ses moyens linguistiques. Bref, sa subjectivité. L’atelier sera l’occasion d’explorer plus précisément la nature de cette subjectivité mise en oeuvre par l’auteur particulier qu’est le traducteur, et la façon dont cette subjectivité peut être travaillée pour devenir un instrument littéraire de qualité.

Séance 4 : 12 janvier Rosie Pinhas-Delpuech (hébreu, turc, anglais) Alice au pays des mots

Séance 5 : 19 janvier Patrick Maurus (coréen) Traduire, c’est traduire le littéraire

En prolongement de la question QUI TRADUIT QUOI, on se penchera sur le COMMENT et le POUR QUOI DU COMMENT. Avec une série de micro-exercices pratiques.

Séance 6 : 9 février Pierre Cavillon (Réunion des musées nationaux-Asfored) L’édition française et ses chiffres

L’édition française a connu en l’espace de cinquante ans des bouleversements considérables : encore dominée après-guerre par le schéma de l’entreprise familiale, elle est aujourd’hui détenue par de grands groupes dont ce n’est parfois absolument pas le cœur de métier. Comment s’organise aujourd’hui le paysage éditorial, quelles conséquences cela a-t-il sur le travail des éditeurs et des traducteurs ?

Séance 7 : 16 février Hélène Henry-Safier (russe) Pleins feux sur la syntaxe

Séance 8 : 23 février Manuela Dournes (juriste-Asfored) Les fondamentaux du droit de l’édition (1/2)

Dans un contexte mondial dominé par les nouvelles technologies de l’information et de la communication, le droit doit sans cesse s’adapter au changement. Quels sont les enjeux juridiques de ces bouleversements pour l’édition française ? Nous tenterons de répondre à cette question en mettant en perspective les relations contractuelles entre les éditeurs et les auteurs (écrivains, traducteurs, illustrateurs, ayants droit...) avec les règles fondamentales du droit de l’édition (droit d’auteur, liberté de publier, législation économique...).

Séance 9 : 16 mars Véronique Béghain (anglais) Traduire, retraduire

Atelier de comparaison de traductions à partir de textes anglo-américains en prose et en vers.

Séance 10 : 23 mars Christophe Mileschi (italien) Traduire le dialecte ?

Séance 11 : 30 mars Manuela Dournes (juriste-Asfored) Aspects juridiques des échanges de droits (2/2)

Depuis la fin du XIXe siècle, le droit d’auteur occupe une place de choix au niveau international sur la base de traités dont il est l’objet. En pratique, les achats et les cessions de droits de traduction des livres en langue étrangère sont au cœur des échanges internationaux entre éditeurs. Quel est le cadre juridique de ces échanges et quels enseignements en tirer en ce qui concerne les relations entre auteurs, traducteurs et éditeurs ?

Séance 12 : 6 avril Hélène Boisson (ECLA) Travaux des participants – Films documentaires sur la traduction

Séance 13 : 13 avril Michel Volkovitch (grec) Traduire le vers

Michel Volkovitch proposera aux élèves de travailler sur le rythme. Vers régulier, vers libre, prose fonctionnent de ce point de vue de la même manière. À travers les traductions de divers courts passages, on effectuera une comparaison entre les rythmes de langues différentes.

Séance 14 : 11 mai Jean-Louis Besson (allemand) La traduction théâtrale, un texte pour les oreilles

Le traducteur de théâtre s’inscrit dans une chaîne qui va de l’auteur du texte écrit à l’acteur qui l’interprète sur une scène et au spectateur qui le reçoit. Son activité s’apparente ainsi à celle du metteur en scène : il invente sans trêve des équivalents possibles, non seulement verbaux, mais aussi physiques, c’est-à-dire inscrits dans la matérialité de la parole. Comment rester proche de la littéralité de l’original sans perdre les enjeux et les nécessités spécifiques à l’écriture théâtrale ? C’est à cette question que nous tenterons d’apporter des éléments de réponse, exemples à l’appui.

Séance 15 : 18 mai Françoise Wuilmart (allemand) Cohérence textuelle et contextualisation

La contextualisation : A travers l’étude de plusieurs versions françaises d’un même texte allemand, Françoise Wuilmart tentera avec les étudiant-e-s de comprendre comment s’établit la cohésion d’un texte et, partant, de sa traduction : Connecteurs logiques du récit, accentuation du message, champ lexical et sémantique, coloration tonale et voix du texte.

Séance 16 : 1er juin André Markowicz (russe, anglais) Sur quelques vers de Shakespeare

Au travers de l’étude d’un bref passage de Shakespeare, André Markowicz s’interrogera, avec les élèves, sur ce que cherche un traducteur face à un texte comme cette pièce que l’on croit connue de tous. Que doit chercher le traducteur, comment travaille-t-il avec le récit, le contexte historique dont il rend compte ? Au-delà des mots, quels éléments stylistique – métrique, rythme, sonorités – vont lui permettre de rendre au mieux, en français, la voix de celui qui est devenu l’incarnation d’une autre langue ?

Séance 17 : 8 juin Hélène Boisson (ECLA) Séance de clôture

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Renseignements : helene.boisson@normalesup.org

 

 


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